Batterie domestique : prix, fonctionnement et rentabilité en Wallonie et à Bruxelles

Les prix relevés en Belgique en 2026 vont de 4.000 à 12.000 euros pose comprise selon la capacité et selon ce que le vendeur met dans le devis. Une batterie domestique ne produit pas d'électricité : elle décale dans le temps celle que vos panneaux ont déjà produite. Tout son intérêt financier vient donc de la différence entre ce que vous payez un kWh acheté au réseau et ce que vous touchez pour un kWh injecté. En Wallonie et à Bruxelles, cette différence ne se calcule pas comme en Flandre, parce que les règles de facturation du réseau et de compensation n'y sont pas les mêmes. Cette page explique le fonctionnement, les types de batteries, la durée de vie, la sécurité et le courant de secours. Elle consacre surtout deux chapitres aux situations dans lesquelles une batterie ne se rentabilise pas.

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Batterie domestique stockant l'électricité solaire pour augmenter l'autoconsommation

Comment fonctionne une batterie domestique

Une batterie domestique s'intercale entre votre production solaire, votre consommation et le réseau. Quand vos panneaux produisent plus que ce que l'habitation consomme à l'instant même, le surplus part d'abord dans la batterie au lieu de partir sur le réseau. Quand la consommation repasse au-dessus de la production, en fin de journée ou la nuit, la batterie restitue cette électricité. Le réseau ne sert plus que d'appoint. Tout se joue à la seconde : un compteur de mesure placé au tableau électrique lit en permanence le sens du courant et pilote la charge ou la décharge.

Charge, décharge et rendement de cycle

Un kWh qui entre dans une batterie n'en ressort jamais entier. Les pertes se produisent à trois endroits : la conversion du courant continu en courant alternatif, la conversion inverse, et la chimie de la cellule elle-même. Le rendement de cycle aller-retour d'une installation résidentielle récente se situe généralement au-dessus de 90 pour cent, mais c'est le rendement du système complet qu'il faut demander, pas celui de la seule cellule. La différence entre les deux chiffres peut atteindre plusieurs points, et elle se paie chaque jour de l'année. Ajoutez à cela la consommation propre de l'électronique de pilotage, qui tourne en permanence même quand la batterie ne fait rien.

Le rôle de l'onduleur et la profondeur de décharge utile

Deux montages coexistent. L'onduleur hybride pilote à la fois les panneaux et la batterie avec un seul appareil, ce qui limite les conversions et simplifie le câblage, mais impose de remplacer l'onduleur existant si vous ajoutez une batterie après coup. L'onduleur de batterie séparé, dit couplage en courant alternatif, se greffe sur une installation existante sans y toucher, au prix d'une conversion supplémentaire. Retenez aussi la distinction entre capacité nominale et capacité utile : une batterie ne se vide jamais complètement, une réserve est gardée pour protéger les cellules. Une étiquette de 10 kWh peut donc correspondre à 9 kWh réellement disponibles, et c'est cette valeur utile qui entre dans le calcul de rentabilité. Pour choisir la taille sur la base de votre production et de votre consommation de soirée, notre page dédiée détaille comment dimensionner la capacité en kWh.

Capacité en kWh d'une batterie domestique reliée à une installation de panneaux solaires
La capacité utile, et non la capacité affichée, détermine le nombre de kWh que vous déplacez chaque jour.

Ce que coûte une batterie domestique en 2026

Les fourchettes publiées en Belgique divergent fortement, et la raison n'est pas le marché : c'est le périmètre. Certaines sources chiffrent la batterie seule, d'autres la batterie plus l'onduleur, d'autres encore l'ensemble posé et raccordé au tableau. Comparer deux chiffres sans comparer leur périmètre n'a aucun sens. Le tableau ci-dessous reprend des ordres de grandeur relevés en 2026 sur des sources belges, avec leur périmètre annoncé.

Ordre de grandeur relevéPérimètre annoncéCe que cela recouvre
4.000 à 10.000 eurosInstallation compriseFourchette large, du petit système au système de forte capacité
5.000 à 10.000 eurosInstallation compriseBatterie de qualité, montant croissant avec la capacité
7.000 à 12.000 eurosInstallation compriseSystème d'environ 10 kW, haut de la fourchette du marché
Environ 7.500 eurosCoût moyen citéUnité de référence de 10 kWh
4.000 à 5.000 eurosInstallation comprisePetite capacité de 3 à 4 kWh
1.315 à 2.575 eurosMatériel seul, vente en ligneModules de 5 kWh à 10,24 kWh, hors pose et hors onduleur

L'écart entre la dernière ligne et les autres est la principale source de malentendu. Un module vendu 2.575 euros en ligne n'est pas une installation : il manque l'onduleur compatible, le compteur de mesure, la protection électrique, le support mural ou au sol, le câblage, la main-d'oeuvre, la déclaration au gestionnaire de réseau et la garantie de l'ensemble. Demandez donc systématiquement que le devis sépare le matériel, l'onduleur, la pose et les éventuelles adaptations du tableau électrique. Sur un logement de plus de dix ans, le taux de TVA réduit applicable aux travaux de rénovation change sensiblement le total, et c'est un point à faire confirmer par écrit par l'installateur avant signature.

Un dernier facteur pèse plus qu'on ne le croit : l'état de votre tableau électrique et la distance entre l'emplacement de la batterie et ce tableau. Un local technique éloigné, une remise sans arrivée électrique dimensionnée ou un tableau saturé peuvent ajouter plusieurs centaines d'euros de travaux annexes qui n'apparaissent jamais dans les fourchettes publiées.

Les types de batteries et ce qui les distingue

Le mot batterie recouvre des technologies très différentes, et la confusion entre elles explique une bonne part des écarts de prix visibles en ligne. Une batterie au plomb pour camping-car et une batterie lithium murale pour habitation n'ont ni la même durée de vie, ni la même profondeur de décharge admissible, ni les mêmes contraintes de sécurité. Voici les repères utiles.

TechnologieCaractéristique dominanteUsage résidentiel typique
Lithium fer phosphate (LFP)Chimie sans cobalt, stabilité thermique élevée, nombre de cycles élevéStandard actuel du stockage résidentiel fixe
Lithium NMCDensité énergétique supérieure, donc volume plus compact à capacité égaleSystèmes muraux compacts, exigences de ventilation plus strictes
Plomb ouvert, AGM ou gelCoût par kWh faible, profondeur de décharge limitée, durée de vie courteSites isolés, usage nomade, rarement pertinent en habitation raccordée
Systèmes dits plug and playSe branchent sur une prise, capacité et puissance de sortie limitéesComplément d'appoint, à ne pas confondre avec une installation fixe

Basse tension ou haute tension, un choix qui suit l'onduleur

Les systèmes résidentiels se répartissent entre basse tension, généralement autour de 48 volts, et haute tension. La haute tension réduit les pertes dans le câblage et permet des puissances de charge et de décharge plus élevées, ce qui compte si vous voulez alimenter une se chauffer avec une pompe ou recharger un véhicule sur le stockage. La basse tension reste plus simple à étendre module par module. Le point décisif n'est pas la tension en soi mais la compatibilité : la batterie doit figurer dans la liste des modèles validés par le fabricant de votre onduleur, sinon la garantie du système complet devient discutable.

Modularité et extension ultérieure

Beaucoup de gammes se présentent en modules empilables, ce qui laisse croire qu'on peut toujours agrandir plus tard. En pratique, ajouter un module plusieurs années après l'installation initiale pose deux problèmes. Le premier est la disponibilité : les références évoluent vite et le module d'origine peut ne plus être fabriqué. Le second est le vieillissement : mélanger des cellules neuves et des cellules déjà utilisées dans un même système aligne souvent les performances sur le module le plus faible. Si vous envisagez une extension, faites-la inscrire dans le devis avec une durée d'engagement du fabricant sur la disponibilité de la référence.

Durée de vie, cycles et garanties

Une batterie ne tombe pas en panne du jour au lendemain : elle perd progressivement de la capacité. Après plusieurs années, la même batterie stocke moins de kWh qu'au premier jour, et c'est cette dégradation, pas une panne, qui fixe sa fin de vie utile. Comprendre comment elle se mesure est indispensable pour lire une garantie et pour ne pas construire un calcul de rentabilité sur une durée irréaliste.

Cycles, profondeur de décharge et capacité résiduelle

Un cycle correspond à une charge complète suivie d'une décharge complète, et deux demi-cycles comptent pour un cycle. Une garantie sérieuse s'exprime en trois chiffres liés : un nombre d'années, un nombre de cycles ou un volume total d'énergie transitée, et un pourcentage de capacité résiduelle garanti au terme. La formulation habituelle est celle de la première échéance atteinte, ce qui signifie que la limite en cycles peut arriver bien avant la limite en années si vous sollicitez la batterie deux fois par jour. Demandez toujours les trois chiffres ensemble. Une garantie annoncée en années seules, sans capacité résiduelle ni plafond de cycles, ne vous dit rien d'exploitable.

Ce qui use une batterie plus vite que prévu

Trois facteurs dominent. La température d'abord : un local non chauffé qui descend près de zéro l'hiver ou un garage qui monte haut l'été accélère la dégradation, et la plupart des systèmes bloquent d'ailleurs la charge en dessous d'un certain seuil. Les puissances élevées ensuite : charger et décharger à la puissance maximale du système en continu fatigue davantage les cellules qu'un usage modéré. Enfin le maintien prolongé à charge pleine ou à charge très basse. Un pilotage intelligent, qui évite de laisser la batterie à 100 pour cent pendant des jours, prolonge concrètement sa vie. Ces éléments expliquent pourquoi deux installations identiques peuvent vieillir très différemment selon leur emplacement et leur réglage.

Sécurité, emplacement et installation

Une batterie résidentielle est un équipement électrique fixe qui contient une quantité importante d'énergie dans un volume réduit. Les règles d'implantation ne sont donc pas une formalité. Le local doit être sec, ventilé, hors gel et à l'abri des variations extrêmes de température. On évite les greniers non isolés, les caves humides et les locaux où sont stockés des produits inflammables. Une distance de dégagement autour de l'appareil est prescrite par le fabricant, et elle doit être respectée même si elle contrarie le plan idéal du propriétaire.

Sur le plan réglementaire, l'installation doit être réalisée par un professionnel, contrôlée par un organisme agréé et déclarée au gestionnaire de réseau de distribution, qui doit connaître la puissance d'injection raccordée derrière votre compteur. Le détecteur de fumée du logement et l'accessibilité pour les services de secours entrent aussi dans la réflexion. Enfin, vérifiez ce que votre assurance habitation prévoit : certains contrats demandent une déclaration explicite d'une installation de stockage, et un rapport de conformité manquant peut se retourner contre vous en cas de sinistre. Ce sont trois questions à poser avant la commande, pas après la pose.

Un point pratique est souvent négligé : le bruit et l'encombrement. Un système de forte capacité comporte une ventilation active qui se déclenche pendant les phases de charge rapide. Placé contre la cloison d'une chambre, il devient une nuisance. Placé dans une buanderie ou un garage, il passe inaperçu. Faites préciser dans le devis les dimensions hors tout, le poids au mur ou au sol, et la nature de la ventilation.

Le courant de secours en cas de coupure

C'est le malentendu le plus fréquent. Par défaut, une batterie domestique ne vous protège pas d'une panne de réseau. Lors d'une coupure, l'onduleur se déconnecte automatiquement, exactement comme le font les panneaux solaires, pour éviter de renvoyer du courant sur un réseau où des techniciens interviennent. Votre installation s'arrête donc avec le reste du quartier, batterie pleine ou non. Cette protection est obligatoire et il n'existe aucun moyen légitime de la contourner.

Pour disposer réellement d'une alimentation de secours, il faut trois choses en plus : un onduleur qui dispose de la fonction d'îlotage, un dispositif de commutation qui isole physiquement votre installation du réseau, et un circuit dédié sur lequel sont raccordés les usages que vous voulez maintenir. Dans la pratique, ce circuit alimente l'éclairage, le réfrigérateur, la box internet et quelques prises, pas la maison entière et rarement les gros consommateurs. Le basculement n'est pas toujours instantané non plus : certains systèmes rebasculent en quelques secondes, ce qui suffit à faire redémarrer un ordinateur. Si cette fonction compte pour vous, exigez qu'elle soit chiffrée séparément dans le devis, avec la liste précise des circuits maintenus et la puissance maximale disponible en mode secours.

Sur quoi repose la rentabilité en Wallonie et à Bruxelles

Le raisonnement financier tient en une phrase : une batterie rapporte l'écart entre ce que vous ne payez plus au fournisseur et ce que vous ne touchez plus pour l'injection, multiplié par le nombre de kWh que vous parvenez réellement à déplacer chaque année. Tout le reste découle de cette formule. Le premier chiffre à trouver n'est donc pas un prix de batterie mais une donnée qui figure sur votre décompte annuel : combien de kWh injectez-vous, et comment sont-ils traités aujourd'hui. Les deux régions du sud répondent différemment à cette question.

Wallonie : compensation jusqu'en 2030 et tarif horaire depuis 2026

Deux mécanismes structurent le calcul wallon. Le premier est le droit à la compensation : les installations certifiées avant le 1er janvier 2024 le conservent jusqu’au 31 décembre 2030, y compris avec un compteur communicant. Tant que ce droit joue, le réseau remplit déjà pour la partie énergie le rôle qu'une batterie voudrait jouer, et le gain marginal d'un stockage se réduit fortement. Attention à la portée exacte : la compensation ne joue que sur la partie énergie de la facture, pas sur les coûts de réseau, qui restent dus et dont le tarif prosumer forfaitaire fixe le maximum facturé. Pour ces ménages, une batterie ne devient intéressante qu'au regard des postes que la compensation ne couvre pas. Le second mécanisme est le tarif incitatif entré en vigueur en janvier 2026, avec des heures creuses de 11h à 17h et de 22h à 7h et des heures pleines de 7h à 11h et de 17h à 22h, tous les jours de la semaine et du week-end. Ce tarif est optionnel et suppose un compteur numérique dont la fonction de communication n'est pas désactivée.

Ce découpage horaire change la logique de la batterie. La plage creuse de 11h à 17h correspond au pic de production solaire : pour un ménage équipé de panneaux, elle est déjà couverte sans batterie. La valeur ajoutée du stockage se concentre donc sur la plage pleine du soir, de 17h à 22h, moment où la production est nulle et où la consommation domestique culmine. Un second usage possible consiste à charger la batterie pendant la plage creuse de nuit, de 22h à 7h, pour la restituer pendant la plage pleine du matin, de 7h à 11h. Ce second usage vaut ce que vaut l'écart tarifaire entre les deux plages, il faut donc le chiffrer sur votre propre contrat avant d'en faire un argument. Il est utile de le mettre en regard des formules disponibles quand vous comparez les contrats et les formules horaires.

Un point mérite d'être dit clairement, parce qu'il circule beaucoup en sens inverse : réduire sa pointe de puissance ne rapporte pas partout. Chez RESA, le terme de puissance au-delà de 12,7 kW est fixé à 0 euro pour la période 2026 à 2029. Écrêter une pointe sur ce réseau n'apporte donc aujourd'hui aucune économie sur ce poste. Vérifiez la structure tarifaire de votre propre gestionnaire de réseau avant de retenir cet argument dans votre calcul.

Bruxelles : un tarif capacitaire assis sur la puissance souscrite

Le mécanisme bruxellois est d'une autre nature. Le tarif capacitaire y porte sur la puissance de raccordement souscrite, exprimée en kVA, et non sur une pointe mesurée quart d'heure par quart d'heure. La conséquence est directe : une batterie qui lisse vos appels de puissance ne modifie pas ce poste de facture, puisque celui-ci ne dépend pas de votre comportement mais du calibre que vous avez souscrit. Il n'existe qu'un cas où le stockage y touche, et il est étroit : si la batterie couvre de manière fiable les appels de puissance qui vous obligeaient à souscrire un calibre élevé, une souscription plus basse devient envisageable. Cela suppose une analyse de vos appareils et une confirmation du gestionnaire de réseau, pas une estimation de brochure.

Poste de factureWallonieBruxelles
Énergie achetée au réseauRéduite par l'autoconsommation, sauf si la compensation joue encoreRéduite par l'autoconsommation
Coût réseau selon l'heureLevier réel avec le tarif incitatif optionnel de 2026Pas de levier horaire équivalent sur la puissance
Terme de puissance ou capacitaireAucun gain chez RESA au-delà de 12,7 kW, terme à 0 euro pour 2026 à 2029Assis sur la puissance souscrite en kVA, inchangé par la batterie
Prime régionale pour le stockageAucune en 2026Aucune, primes Renolution suspendues depuis le 1er janvier 2025
Financement publicDispositifs de prêt rénovation à vérifier au cas par casCrédit ECORENO rouvert le 1er janvier 2026, à 2,5 ou 3,5 pour cent

Ce tableau explique pourquoi nous ne publions pas de temps de retour sur investissement générique. Un tel chiffre supposerait de fixer le prix du kWh acheté, la rémunération de l'injection, le nombre de kWh réellement déplacés, la durée de vie retenue et le coût du financement. Cinq hypothèses, dont trois varient selon votre contrat et votre région. Un installateur qui avance un temps de retour doit pouvoir vous montrer ces cinq chiffres. S'il ne le fait pas, le nombre n'a pas de valeur.

Quand une batterie domestique ne se rentabilise pas

C'est la partie la plus utile de cette page, et celle que les vendeurs abrègent. Une batterie n'est pas un mauvais produit, mais elle ne convient pas à toutes les situations. Voici les configurations dans lesquelles le calcul ne tient pas, quelle que soit la qualité du matériel proposé.

Six situations où le calcul ne tient pas

Chacune de ces situations se vérifie sur des documents que vous possédez déjà : votre décompte annuel, votre contrat de fourniture et le relevé de votre compteur. Prenez-les en main avant le premier rendez-vous commercial.

  1. Vous injectez peu. Si votre décompte montre un surplus annuel modeste, il n'y a presque rien à stocker. Une batterie ne crée pas de kWh, elle en déplace. Un ménage présent en journée, avec des appareils qui tournent quand le soleil est là, consomme déjà sa production sur place.
  2. Votre droit à la compensation joue encore. En Wallonie, il est conservé jusqu'au 31 décembre 2030 pour les installations certifiées avant le 1er janvier 2024. Pendant cette période, le réseau absorbe déjà votre surplus pour la partie énergie, et la batterie double une fonction que vous avez déjà.
  3. Vous comptiez sur l'écrêtage de pointe. Chez RESA, le terme de puissance au-delà de 12,7 kW est à 0 euro pour 2026 à 2029, et à Bruxelles le tarif capacitaire suit la puissance souscrite. Dans les deux cas, lisser une pointe ne produit aucune économie mécanique sur ce poste.
  4. La batterie est surdimensionnée par rapport au surplus. Une capacité qui ne se remplit qu'à moitié la plupart des jours coûte plein tarif et rapporte à moitié. Le surdimensionnement est la première cause de déception, et il est facile à éviter en partant de la consommation de soirée plutôt que du catalogue.
  5. Votre logement a des priorités plus rentables. Un toit non isolé, des châssis en fin de vie ou un chauffage mal réglé coûtent chaque année davantage que ce qu'une batterie fait gagner. Commencer par isoler votre habitation puis par réduire d'abord votre consommation donne un rendement supérieur pour un budget souvent inférieur.
  6. Vous n'avez pas encore de panneaux. Dans ce cas l'ordre logique est inverse : la production d'abord, le stockage ensuite. Une batterie seule, sans production ni contrat à prix variable, n'a aucun mécanisme d'économie à activer.

Les cas limites qui demandent un calcul, pas une réponse toute faite

Entre les situations clairement favorables et celles qui ne le sont pas, il existe une zone grise. Un ménage absent toute la journée, avec un surplus important et sans droit à la compensation, se situe du bon côté de la ligne. Un ménage qui recharge un véhicule électrique à domicile aussi, mais à une nuance près : recharger directement pendant les heures de production est presque toujours plus efficace que de faire transiter l'énergie par une batterie, avec les pertes que cela implique. Avant d'ajouter du stockage, regardez donc ce que le pilotage de une borne de recharge à domicile permet déjà d'obtenir. Le raisonnement vaut aussi pour un ballon d'eau chaude piloté ou pour le décalage des appareils blancs, deux leviers qui ne coûtent presque rien.

Aides, TVA et financement au sud du pays

La situation est simple à énoncer et elle vaut mieux qu'une liste de dispositifs mal vérifiés. En 2026, il n'existe pas de prime régionale spécifique à l'achat d'une batterie domestique en Wallonie ni à Bruxelles. À Bruxelles, les primes Renolution sont suspendues depuis le 1er janvier 2025 et aucune demande n'est possible pour une facture finale de 2025 ou de 2026. Le crédit ECORENO a en revanche rouvert le 1er janvier 2026, à 2,5 ou 3,5 pour cent selon le profil du demandeur.

Deux leviers restent donc à examiner. Le premier est fiscal : le taux de TVA réduit applicable aux travaux dans un logement de plus de dix ans peut s'appliquer à une installation posée par un professionnel, mais l'applicabilité à un système de stockage précis doit être confirmée par écrit par l'installateur avant la commande. Le second est le financement : un crédit à taux réduit ne diminue pas le prix, il en étale le coût, et il faut le comparer au rendement attendu de l'investissement plutôt qu'au taux d'un crédit à la consommation. Le détail de ce qui existe et de ce qui a disparu figure sur notre page consacrée à l'état des aides pour le stockage, et l'ensemble des dispositifs régionaux sur notre aperçu des primes énergie par région.

Un dernier élément joue sur la valeur de votre logement plutôt que sur votre facture. Les travaux qui améliorent la performance énergétique se retrouvent dans le certificat PEB, avec un effet à la revente ou à la location. Le stockage n'est pas traité de la même manière que l'isolation ou la production dans ce calcul, et il ne faut donc pas compter dessus pour améliorer un score.

Comparer les devis sans se tromper de question

Un devis de batterie se compare mal sur le prix total, parce que deux offres au même montant peuvent recouvrir des systèmes très différents. Cinq points permettent de les mettre à plat. La capacité utile en kWh, distincte de la capacité nominale annoncée. La puissance de charge et de décharge en kW, qui détermine ce que la batterie peut réellement alimenter en même temps. Le rendement de cycle du système complet, onduleur inclus, et non celui de la cellule seule. La garantie exprimée en années, en cycles et en capacité résiduelle, avec la mention de la première échéance atteinte. Enfin la fonction de secours, chiffrée séparément avec la liste des circuits maintenus.

Ajoutez une sixième question qui coûte peu et évite beaucoup : que se passe-t-il si le fabricant disparaît. Un système de stockage dépend d'un logiciel de pilotage et d'un service en ligne. Demandez ce qu'il advient de la garantie et de la maintenance si l'importateur change, et qui intervient sur place. Enfin, si votre projet inclut aussi la production, faites établir un devis combiné pour la batterie et une installation photovoltaïque : un onduleur hybride unique coûte moins cher que deux appareils installés à des dates différentes.

Questions fréquentes

Que coûte une batterie domestique en Belgique en 2026 ?

Les sources belges relevées en 2026 citent des ordres de grandeur allant de 4.000 à 12.000 euros installation comprise, selon la capacité. Le matériel seul se trouve nettement moins cher en vente en ligne, à partir d'environ 1.315 euros pour un module de 5 kWh, mais sans onduleur, sans pose et sans garantie de système. Comparez toujours les périmètres avant de comparer les montants.

Existe-t-il une prime pour une batterie domestique en Wallonie ou à Bruxelles ?

Non. En 2026, aucune prime régionale spécifique à l'achat d'une batterie domestique n'existe en Wallonie ni à Bruxelles. À Bruxelles, les primes Renolution sont suspendues depuis le 1er janvier 2025 et aucune demande n'est possible pour une facture finale de 2025 ou 2026. Le crédit ECORENO a rouvert le 1er janvier 2026, à 2,5 ou 3,5 pour cent selon le profil.

Le tarif incitatif wallon change-t-il l'intérêt d'une batterie ?

Oui, mais pas dans le sens qu'on imagine. Depuis janvier 2026, les heures creuses vont de 11h à 17h et de 22h à 7h, les heures pleines de 7h à 11h et de 17h à 22h, tous les jours. La plage creuse de la mi-journée est déjà couverte par vos panneaux. La valeur d'un stockage se concentre donc sur la plage pleine du soir, pas sur la journée.

Une batterie fait-elle baisser le tarif capacitaire à Bruxelles ?

En principe non. Le tarif capacitaire bruxellois porte sur la puissance de raccordement souscrite en kVA, et non sur une pointe mesurée. Une batterie qui lisse vos appels de puissance ne modifie donc pas ce poste. Le seul cas où elle y touche est celui où elle vous permettrait de souscrire durablement une puissance plus basse, ce qui demande une analyse et une confirmation du gestionnaire de réseau.

Combien de temps dure une batterie domestique ?

La durée de vie se compte en cycles autant qu'en années. Une garantie exploitable donne trois chiffres liés : un nombre d'années, un nombre de cycles ou un volume total d'énergie transitée, et une capacité résiduelle garantie au terme, la première échéance atteinte s'appliquant. La température du local, les puissances de charge élevées et le maintien prolongé à pleine charge accélèrent la dégradation.

Une batterie alimente-t-elle la maison pendant une coupure de courant ?

Pas par défaut. Lors d'une coupure, l'onduleur se déconnecte automatiquement pour protéger les personnes qui interviennent sur le réseau. Il faut une fonction d'îlotage, un dispositif de commutation et un circuit dédié pour maintenir une partie des usages, généralement l'éclairage, le réfrigérateur et quelques prises. Faites chiffrer cette fonction séparément dans le devis, avec la liste des circuits maintenus.

Quelle capacité choisir pour une batterie domestique ?

Partez de votre consommation de soirée et de votre surplus réel, pas du catalogue. La capacité utile est inférieure à la capacité nominale affichée, parce qu'une réserve est conservée pour protéger les cellules. Une batterie qui ne se remplit qu'à moitié la plupart des jours coûte plein tarif et rapporte à moitié. Notre page sur le dimensionnement détaille la méthode de calcul.

Pourquoi ne publiez-vous pas de temps de retour sur investissement ?

Parce qu'un tel chiffre n'a de sens qu'avec cinq hypothèses explicites : le prix du kWh acheté, la rémunération de l'injection, le nombre de kWh réellement déplacés chaque année, la durée de vie retenue et le coût du financement. Trois de ces cinq données varient selon votre contrat et votre région. Demandez à tout installateur qui avance un temps de retour de vous montrer ces cinq chiffres.